Paternité : Une idée qui se construit

Avec ce petit article, je souhaite introduire ma toute première série d’articles : « Devenir père« 

J’ai pensé à cette série parce qu’on parle beaucoup de grossesse « maternelle » mais peu du père, de son état psychologique et du long processus qui fait que l’idée nous traverse l’esprit, fait son chemin, nous effraye puis nous fait grandir.

Après tout, on n’est pas programmés pour être père à la base. Enfin socialement, non en tout cas.

Bien sûr pour ma part, j’ai eu le temps de me préparer à la paternité. C’est la situation idéale quand on est pas sujet à un « accident »…

A travers mon expérience personnelle, je vais essayer d’aborder ces sujets et j’espère en inspirer beaucoup à faire de même et à commenter.

Avant d’y penser

Avant même que l’idée ne m’effleure l’esprit, j’étais un adolescent lambda.

Je pensais à m’amuser, rencontrer, profiter…

En fait en tant qu’homme et depuis l’enfance, on est formé par l’environnement à s’amuser.

Par le jeu, on est formé au fun et à la compétition : Voitures, foot ou rugby (un sport d’équipe bien virile quoi), télévision, jeux vidéo et bière (mais pas tout de suite quand même)… Ouais poto ! C’est moi qui est la plus grosse… Euh mobylette ? Voiture ? Quantité de testostérone ?

Je vais loin dans le stéréotype mais c’est à peu prés ça.

Malheureusement (ou pas), je n’ai jamais trop collé à ce style de formatage.

J’ai fait des sports de combat et des sports d’équipe, mais je me couvrais simplement d’un masque pour jouer ces rôles. Et je jouais bien.

J’appréciais d’être avec les autres simplement. Appartenir à un groupe est vital pour l’être humain.

On est souvent forcé de bien jouer son rôle parce que c’est comme ça qu’on doit être…

C’est un mal pour un bien : on construit l’homme avant le père…

Au fil des rencontres, j’ai fini par LA rencontrer. Elle là ! « The One » quoi !

Je ne suis pas un prince charmant mais à ce moment là « ils vécurent heureux » paraissait envisageable et fut envisagé.

 

construire l’idée de paternité

Bien sûr, nous avons pris le temps de nous connaître, de se laisser du temps.

Et évidemment, madame m’a plusieurs fois exposé son désir d’enfant. Un désir qui chez elle mûrissait depuis quelques années déjà.

Dans mon cerveau, c’est alors engagé un processus complexe. Un combat intérieur qui me faisait grandir tout en m’effrayant énormément.

Avant de pouvoir penser à ma propre paternité, il me fallait surmonter tous les blocages psychologiques qui m’empêchaient de l’envisager.

Il me fallait fouiller dans ma relation avec mon propre père. Voir ce qu’il avait bien fait et mal fait.

Comprendre que je pouvais être son fils sans réitérer ses erreurs.

Je devais prendre en maturité, me débarrasser de ces peurs (peur de l’engagement, peur de ne pas être à la hauteur).

Balayer ces obstacles pour construire MA vision de la paternité.

Il me fallait construire moi-même ce père que j’aimerai être en mixant mes préjugés et les exemples qui m’entouraient.

Dûr processus… mais on finit par y arriver…

 

Je suis prêt

Une fois toutes ces entraves surmontées, on finit par ce dire qu’au fond c’est possible.

Beaucoup de questionnement me sont quand même resté à l’esprit. Surtout des questions pratiques d’ailleurs :

  • Est-ce qu’on peut y arriver financièrement ?
  • Est-ce que la liste de naissance n’est pas démesurée ?
  • Est-ce qu’on sera des parents au top ? Et comment y arriver ?

À la fin, les craintes s’estompent et on finit par se dire que ça peut marcher.

Du coup, c’est quoi un père au top ? Ou sera ma place ?

C’est en couple qu’il faut le déterminer.

Mais mon engagement, c’est moi qui le définit.

S’engager dans la conception, c’est un pas déjà. Malheureusement, la méthode « à l’ancienne » ne fonctionne pas pour tout le monde.

Nous avons dût avoir recourt à la PMA (Procréation Médicalement Assistée). Ce chemin est un peu plus long et délicat mais aide à se mettre dans le bain.

La grossesse, permet aussi de se préparer. Les différentes échographies, préparations à la naissance et autres examens ont agit comme des marqueurs psychologiques sur moi. Marquant les étapes qui nous rapprochaient de la naissance.

Ces marqueurs ont tellement bien marché que j’ai fait une couvade

La naissance de nos enfants m’a renversé. C’est un événement exceptionnel qui te met une claque.

Tu passes d’homme (ou mari) à père. C’est énorme !!

Maman a choisi de rester à la maison… décision concertée bien sûr mais en d’autres circonstances papa aurai bien voulu devenir PAF.

Reste qu’il faut bien les élever nos petits bouts et bien les éduquer.

On ajoute alors à notre couple la casquette « d’équipe éducative »…

Mais ce n’est que le début

Devenir père nous malmène, nous renverse et nous fait grandir.

Mais tout ceci n’est que le début d’un long voyage : la paternité

T’inquiète pas ! T’es pas le premier ! j’y suis passé avant toi et bien d’autres avant nous !

Laisse un commentaire pour me dire ce qui te bloque le plus dans le fait de devenir père. Ensemble on va faire sauter tout ce stress…

Et si tu veux être averti de la sortie des prochains articles, rempli le formulaire tout en haut de l’article.

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9 Commentaires

  1. Salut greg!!!c est bien de ce lancer et de faire partager ton experience!!!ca devient tres dure d eduquer les enfants dans le monde actuelle avec le regard de leurs copains…on vie dans un monde ou il faut tout t avoir et de suite.apres c est la vision de chacun!!moi j ai deux enfants et j ai pris le congé parental!!pendant 6 mois et pere au foyer c est un boulot a temps plein et c est aussi toutes les taches menageres et la cuisine ,s occuper des enfants etc mais qu elle bonheur d etre pere et ca remet les pieds sur terre et on ne vit plus pour soit mais pour eux!!!et par cette experience je felicite toute les mamans!!!

  2. C’est très bien de voir des papas donner leur avis sur la paternité.

    Effectivement je me retrouve un peu avec ton article. On ne sait pas dans quoi on s’aventure mais on veut bien faire, on se base sur nos acquis et essayer d’éviter les erreurs de nos parents si l’on peut dire que ça en est. Pourtant des erreurs on en fera, en même temps que nos enfants feront les leurs. Mais c’est ça aussi qui est chouette avec la paternité. On grandit ensemble.

  3. Bon, ben me reste plus qu’à passer le dernier palier…
    Encore quelques semaines et ça y est, j’aurais le pied en plein dedans, la « paternité »!
    Mais effectivement ça se préparer!!
    Chouette article en tout cas!
    Merci pour cette belle lecture! 🙂

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  7. Greg je kiffe te lire ! J’adore ta manière t’écrire ! C’est tellement rare pr un homme d’arriver a retranscrire ces émotions : bravo ! Violaine

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