licenciement et crise d’identité

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Je suis rentré, depuis peu de temps, dans un compte à rebours assez spécial.
Le 1er juin 2016, je serai licencié économique et donc chômeur.

Ça change pas mal de choses en fait… Financièrement ça risque d’être compliqué.
Mais surtout, j’ai l’impression de faire une petite crise d’identité…

Je me pose quelques questions sur le fait de devenir demandeur d’emploi.
C’est vrai que dans un sens notre emploi nous définit un peu.

Quand tu rencontres quelqu’un pour la première fois, tu lui demandes son nom, les liens qu’il a avec la personne que tu connais et … sa profession.

Mais du coup, pourquoi dit-on « perdre » son emploi ? Pourquoi c’est mal d’être chômeur ? Et qui je deviens sans mon travail ?

1) Pourquoi dit-on « perdre » son emploi ?

On dirait qu’il y a comme un sentiment de possession son cette expression.
C’est un peu comme si c’était une chose qui nous appartenait et puis, d’un coup, on l’a perdue…

En fait, non !
C’est un peu comme si tu appartenais à cette chose et, comme dans une relation humaine, d’un coup tu te fais larguer…

On a perdu l’être aimé / notre moitié…

A vrai dire, il y a deux aspects pas forcément opposés là-dedans :

a) Le sentiment de deuil

C’est plutôt dans le cas où tu appréciais ton travail. Ou alors, quand c’est un travail que tu fais depuis longtemps.

C’est un peu mon cas car, même si ma fonction ne me paraît ni complexe ni épanouissante, je trouvais du réconfort dans le fait de l’accomplir au mieux de mes capacités…

Le deuil, c’est un peu la peur de ne pas retrouver ce réconfort.

b) Le fait que la perte signifie bien « quelque chose d’involontaire »

Ça n’a rien d’une démission.
Tu es viré pour X raisons variées qui peuvent bien sûr être de ta faute mais pas forcément…

Personnellement, l’entreprise qui m’emploie arrête son activité parce qu’un de nos plus gros fournisseurs a choisi de se passer de nos services… étant prestataires, cela devait arriver un jour.

Perdre son emploi, c’est être tributaire de la décision d’un autre.
C’est lui qui fixe les règles.
C’est lui qui fixe ta valeur et un jour, il décide que tu ne vaux plus rien.

2) Du coup, pourquoi être chômeur c’est mal vu ?

Ça vient peut-être un peu du jugement de valeur énoncé précédemment.

Un chômeur, c’est un vaux-rien, un bon-à-rien, un parasite de la société… Bref ! C’est pas cool !

Mais pourquoi tant de haine ?
Après tout, la grande majorité des chômeurs le sont de manière involontaire.
Ils voudraient juste que ceci ne reste que temporaire.

OK ! Petite parenthèse

Le cerveau humain est une arme redoutable.
Sauf que la majorité des gens ne savent pas s’en servir comme il faut.
La plupart du temps, certains utilisent ton cerveau pour te faire faire/acheter/voir ou même penser ce qu’ils veulent à ton insu.
Mon but, c’est de te faire utiliser ton cerveau à ton avantage le plus souvent possible…

Fin de parenthèse

Donc les médias, le marketing, les journaux et autres… nous bourrent le crâne depuis notre plus tendre enfance d’un message prédéfini.

être chômeur, c’est être un branleur, un cas social, un parasite vivant aux crochets de la société et payé à rien foutre…

Ils renforcent souvent ce message en braquant les projecteurs sur les défaillances du système qui permettrait cela.

Ce message rend service à la société parce que la société vit à NOS crochets… Sans travailleur, la société de consommation n’existe pas.

C’est donc dans son intérêt que l’on rejette le chômage.

Je ne suis pas spécialement anarchiste en fait.
Il est confortable, pour moi comme pour beaucoup d’autres, de savoir que l’Etat nous aide dans certaines situations (mais ceci est à double tranchant)

Accepter ce confort, c’est renoncer à la liberté de penser autrement.

A vrai dire, je m’en veux un peu de m’être endormi dans cette illusion de stabilité. J’ai toujours su que donner son temps, toute sa vie, contre de l’argent, était un mauvais deal…

On vend nos vies contre de l’argent mais on ne peut pas se racheter une vie avec cet argent…

Bien sûr, je t’entends dire « la vie, c’est comme ça ! on peut rien y faire ! »

C’est vrai. Tous ceci semble vraiment utopiste mais je pense qu’on ne peut pas définir qui on est à partir d’un schéma aussi insensé.
Mais alors je suis qui sans travail ?

3) Comment définir autrement qui l’on est ?

Du coup, t’es bien gentil mais on fait comment maintenant ??
Bon !
Déjà, je sais ce qu’il ne faut pas faire…

Ce que tu fais dans la vie (ton travail) n’est pas ce que tu es dans la vie (ton identité).
Ton travail n’est qu’une fonction qui peut varier dans le temps, le lieu et l’environnement.
Ton identité est quelque chose que tu ne peux pas perdre…

Je considère donc maintenant qu’après des dizaines d’années à s’adapter au monde, il est temps que le monde s’adapte à nous.
Et pour ça, il faut prendre les devants et demander aux gens « ce qu’ils aiment faire dans la vie » et non « ce qu’il font ».
Là est toute la nuance.
En plus, on a des conversations bien plus intéressantes quand on parle de ce qui nous passionne.

Pour ma part, je m’appelle Greg et j’aime aider les gens à se sentir mieux dans leur tête, à se connaître mieux pour être plus zen.
Je considère que des parents heureux élèveront des enfants heureux.
Et je suis un parent égoïste pour donner le maximum de moi-même à mes enfants et mon entourage…

Maintenant, c’est à toi de répondre à ces simples questions :
– Qu’est-ce qui te passionne dans la vie ?
– Qu’est-ce que tu apportes (ou voudrais apporter) à ton entourage ?
– Quel est ton principal Trait de caractère selon eux ?

Tu peux poser la question à ton entourage en partageant ce contenu avec le Tag #DisMoiQuiJeSuisPourToi

Connais-toi toi-même.
Tu as le choix de qui tu veux être…
C’est le plus important.

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