Comment réagir face à l’homosexualité dans le cadre familial ?

J’écris cet article dans un but principal : Combattre le réflexe d’exclusion.

Surtout pour éviter que ce genre de situation tourne, comme trop souvent, au chaos total…

Pour ma part, mes enfants ne sont pas encore en âge de m’annoncer une telle nouvelle mais mieux vaut être prêt à toute éventualité que de rester assommé par le choc.

Comme dans toute grosse crise, on peut se sentir submergé par les émotions, les questions et des sentiments confus qui ne font pas forcément bon ménage.

Un bon moyen pour éviter la catastrophe serait de s’y préparer. Autant ça ne sera pas forcément utile, autant si ça le devient mieux vaut réfléchir à la question.

Pour l’équilibre de nos enfants, il serait peut-être mieux que ceux-ci sachent que nous pouvons être des gens humains et ouverts d’esprit ne serait-ce que pour nous l’annoncer plus facilement le jour venu.

En écrivant cet article, j’essaye d’éduquer les parents et casser des schémas mentaux installés.

Le meilleur moyen de casser ces schémas, pour moi serait de se mettre à la place de chacun.

I) homosexuel QUESAQUO

« L’homosexualité est le désir, l’amour, l’attirance ou les relations sexuelles entre personnes de même sexe, selon une perspective comportementale ou empirique. C’est également un goût, une orientation sexuelle, selon une perspective psychologique ou sociologique. L’homosexualité fait partie de la sexualité humaine mais aussi animale.» (Définition wikipédia)

Rien que le fait d’y coller une étiquette, pause la chose comme anormal.

Tantôt acceptée tantôt réprimée l’homosexualité est encore aujourd’hui suivi de poursuites pénales dans plus de 80 pays, dont certains préconisent la prison à perpétuité ou la peine de mort.

Même si depuis la fin du XX° siècle, la société tend vers l’acceptation, elle continue à élever ses individus avec des a priori d’anormalité et d’acte « contre nature ».

Revenons à la définition –> les animaux aussi peuvent-être homo voire transsexuels pour certains batraciens et poissons. « L’homme est un animal doué de pensées » du coup pour ce qui est de « contre nature », on repassera…

Il faut vraiment comprendre une chose clé et c’est mon avis perso :

On ne « devient » pas homosexuel ni par une mauvaise éducation, ni par de mauvaises influences et encore moins par maladie psychologique. (What the Fuck ???)

On « naît » homosexuel (ou Bi, ou autre …) mais la société nous pousse, à grand renfort de publicités suggestives et d’allusions continues au sexe hétéro, à réprimer sa vraie nature et à faire comme tout le monde.

Vous avez forcément entendu parler de gens qui vive en couple pendant 15 ans, ont une vie de famille traditionnelle et des enfants et finissent par partir avec quelqu’un du même sexe… Réfléchissez !!!

II) « Papa je suis gay »

La preuve du sentiment d’anormalité est là. C’est le « Coming Out ».

On n’annonce pas son hétérosexualité.

Et avant même de pouvoir l’annoncer, il faut encore l’accepter soi-même.

Elevé dans une société qui vous rappelle en permanence que vous n’êtes pas « normal », on se demande ce qui ne va pas. Cela fait naître des peurs qui devraient, elle, être contre nature :

Peur d’être rejeté par ses amis, par ses parents, mal-être de ne pouvoir se montrer comme on est.

Pourquoi je n’aime pas les filles (ou les garçons) ?

C’est le soutien de ses proches amis et de sa famille qui compte et qu’il(elle) demande par cette annonce. C’est comme au poker : « je mets tout ce que j’ai sur le tapis. Soit je perds soit je gagne … »

« Si l’on se sent trop mal dans sa peau, il vaut mieux parler, mais dans d’autres cas, il vaut mieux se taire. Cette révélation peut faire l’effet d’une bombe »

Combien de fils et de fille se sont retrouvés à la rue après l’avoir dit ? (ce que je cherche à éviter ici)

III) En tant que parents

En tant que parent, apprendre une telle nouvelle est souvent un choc brutal, une grande claque (voire un TGV en pleine tête…)

Ce choc passé, les parents passent eux aussi par une phase de questionnement profond.

– Mon enfant est différent. Est-ce de ma faute ?

– Qu’est-ce que j’ai mal fait ?

– T’aurais du être moins « Mère Poule » !

– Que vont dire les autres ?

– Est-ce qu’il se protège ?

– Du coup on n’aura pas de petits enfants ?

Comme je l’ai dis un peu plus haut, « On ne devient pas homosexuel ».

Y a pas vraiment de règle ni de raison précise de l’homosexualité de vos enfants.

Mais surtout vous n’avez aucune prise sur leur sexualité… Quoi qu’il arrive vous n’y changerez rien.

On Est comme on Nait et puis c’est tout !

Arrivé à ce point précis, asseyez-vous, si vous voulez même seul, et plongez dans votre mémoire.

Vous y retrouverez cet enfant que vous avez aimé avant même qu’il ne naisse. Cet enfant que vous avez attendu (parfois très longtemps), que vous avez vu grandir petit à petit puis pas à pas.

Comment vous vous sentiez la première fois qu’il vous a dis « Papa ». Remémorez-vous toutes les petites bêtises (et les grosses aussi…) qu’il a pu faire.

Cette enfant, c’est le même que celui qui a décidé de vous révéler son secret avec la plus grande crainte : Que vous ne l’aimiez plus.

Il n’a pas changé. Si vous l’avez aimé jusqu’à maintenant, aimez le plus fort et dites le lui.

Parlez ! Pleurez si vous voulez ! Et riez parce que la vie ne s’arrête pas à une préférence sexuelle.

Conclusion

Après toute cette décharge d’émotions, j’espère avoir fait mon office et que vous comprenez un peu mieux.

Je voulais vous faire imaginez (ou vivre) ce moment, pour mieux l’appréhender dans le futur. J’espère avoir aidé certains parents dans cette situation et bien sûr leurs enfants par la même occasion.

N’hésitez pas à publier si vous pensez que a peut aider quelqu’un et bien sur j’attends vos commentaires avec impatience…

 

Pour aller un peu plus lien vous pouvez aussi lire les livres suivant :

Biologie de l’homosexualité : On naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être
de Jacques Balthazart
Comprendre l’homosexualité : Des clés, des conseils pour les homosexuels, leurs familles, leurs thérapeuthes
de Marina Castaneda

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5 Commentaires

  1. Je me permets quelques petites réflexions. J’ai lu votre billet avec attention… et on y trouve de nombreux arguments défendus par ceux qui disent que l’homosexualité est normale. Je me permettrais simplement de vous rappeler que si souffrance il y a lorsque quelqu’un découvre son homosexualité, ce n’est pas forcément uniquement parce que la société est « pensée » par et pour les hétéros. Mais parce qu’il existe une vraie souffrance intrinsèque au fait d’être homosexuel. Ce qui peut être aussi une preuve que justement, ce n’est pas « normal ». Par ailleurs, je n’ai pas lu les livres dont vous donnez les références, mais ce que j’ai lu de mon côté me laisse penser que l’homosexualité n’est pas forcément « de naissance ». J’ai en effet lu des témoignages de médecins expliquant que l’homosexualité est une phase normale au cours de l’adolescence, quand le jeune garçon ou la jeune fille fait l’apprentissage de la sexualité. L’homosexualité chez l’adulte serait, dans certains cas au moins, une « orientation » sexuelle non mature, le jeune étant resté au stade adolescent au lieu d’arriver à une sexualité mature d’adulte. On peut donc légitimement se poser la question de savoir s’il est bon pour une société de légitimer l’immaturité et d’en faire une « norme » comme c’est actuellement le cas avec ce projet de loi de mariage pour tous. Je pense, sans vouloir vous offenser ni préjuger de vos informations, que la question est en réalité beaucoup plus complexe qu’une simple histoire de « société qui favorise les hétérosexuels ». Si c’était vraiment le cas, d’ailleurs, étant donné la banalisation actuelle de l’homosexualité dans notre société, la souffrance liée à cette orientation sexuelle devrait disparaître ou, au minimum, s’atténuer grandement. Il semble pourtant que ce ne soit pas le cas… et qu’elle reste une grande souffrance pour ceux qui se découvrent homosexuels. Sachez que je ne condamne absolument pas ces personnes, loin de là. Je doute simplement du fait qu’il faille y voir une situation « normale ». Même si la nature a effectivement des curiosités type hermaphrodisme ou homosexualité animale, il n’en reste pas moins vrai que chez l’homme, la vie ne peut naître de manière naturelle (sans intervention d’un médecin lors d’une PMA par exemple) que de la rencontre d’un ovule et d’un spermatozoïde. Nous ne sommes pas, que je sache, des escargots (qui, eux, sont hermaphrodites !) ou des hippocampes, chez qui c’est le mâle qui porte les œufs !

    • Bonjour Amélie et merci pour votre réponse.

      Tout d’abord, même si ce billet traitait en partie de la normalité de l’homosexualité, je l’ai d’abord écrit pour aider à une meilleure acceptation de la situation.

      Pour ce qui est de la normalité, je n’est jamais aimé ce concept.
      Pour moi, être normal c’est se comparer au plus grand nombre en oubliant son individualité.
      Etre normal, c’est ressembler au plus grand nombre et parfois ce n’est pas la meilleure des choses.

      Dans cette situation, oui, littéralement on pourrait dire que l’homosexualité n’est pas normale. (plus d’hétéros que d’homos)
      On ne peut pas pour autant en ignorer l’existance.

      C’est vrai aussi. Beaucoup de médecins et psychiatres décrivent une phase d’homosexualité dans la recherche de son indentité sexuelle.
      Il est un peu moins scientifique de dire que l’homosexualité adulte résulte d’une immaturité.

      Sans vouloir vous offenser, c’est un peu comme décréter : « Il a fait le mauvais choix ! C’est parce qu’il n’a pas encore trouvé le mode d’emploi ! »

      En matière d’être et d’esprit humain, il est également (à mon sens) difficile d’avoir des certitudes scientifiques.
      Jusqu’à il y a quelques années, il était scientifiquement prouvé qu’il était physiquement impossible pour un Etre Humain de faire un 100m en moins de 10 secondes. Pourtant, certains l’ont fait et d’autres après eux aussi.

      Le débat se porte également sur l’adoption et la procréation médicalement assistée.
      Les contres pensent à l’avenir psychologique des enfants et à leur futur social.
      Cette question est épineuse et on ne sait ce que ça peut donner.
      Au lycée, je connaissais quelqu’un qui avait « deux mamans ». Cela ne l’empèchait pas d’être une personne tout à fait équilibré.

      C’est vrai aussi, pour l’homme, la nature dit : « un mâle et une femèle ».
      Physiologiquement, c’est incontournable.
      Aujourd’hui, on tend vers l’acceptation d’un fait qui existe depuis des siècles.

      Mais l’amour est enfant de bohème. Il n’a jamais connu de loi.
      On aime un Etre autant qu’un corp.

      Cordialement.
      Greg

      • Bonsoir Greg, et merci pour votre réponse. J’avais bien compris l’intention de votre billet, et croyez bien que mon intention à moi n’est absolument pas de considérer les personnes homosexuelles comme anormales, malades, immatures ou autres. C’est simplement que je pense réellement que la question est bien plus complexe que la seule acceptation par la société ou de « on naît homosexuel, on ne le devient pas ». Je ne suis ni médecin, ni psychologue, c’est vrai, et n’ai donc aucune légitimité à rechercher les causes de l’homosexualité. Je sais juste que c’est une question complexe, dont les causes peuvent être variées, et qu’il n’y a pas une homosexualité, mais « des » homosexualités.
        Que l’homme surprenne l’homme par ses capacités, soit capable de faire des choses que l’on croyait impossible, j’en suis bien consciente et c’est tant mieux : cela veut dire que l’on peut toujours être surpris et que l’on n’a jamais fini d’apprendre. C’est plutôt positif !
        Vous dites que vous connaissiez quelqu’un qui avait deux mamans et qui était équilibré : je dirais : bravo, heureusement ! cela semble prouver ce que je pense sincèrement : élever un enfant n’a rien à voir avec la sexualité des personnes qui élèvent les enfants en question, et heureusement ! Et cela n’a rien à voir non plus avec le fait que ceux qui élèvent l’enfant soient forcément ses parents biologiques. Heureusement, parce que si c’était le cas, cela voudrait dire qu’un enfant abandonné, adopté, orphelin serait condamné à être un déséquilibré. Heureusement que ce n’est pas le cas. Non, simplement, ce que je crois, c’est qu’instituer l’homosexualité comme une donnée « normale » dans la société, c’est proférer un mensonge susceptible de perturber gravement un enfant. Oui, des milliers d’enfants sont élevés par des personnes homosexuelles. Faut-il pour autant dire aux enfants qu’ils sont issus de deux hommes, de deux femmes, ou d’un homme et d’une femme indifféremment ? Je ne pense pas. Il y a une réalité biologique incontournable qu’il me semble très dangereux de nier, et c’est justement ce que veulent faire les lobbys LGBT en faisant adopter cette loi. Entendez-moi bien : je ne parle pas là de l’amour que ces couples peuvent porter aux enfants dont ils ont la responsabilité, mais bien de la mascarade que la loi entend institutionnaliser en autorisant les couples homosexuels à se marier, et, par là, à accéder à l’adoption et à la PMA (je me permets de dire que s’ils peuvent se marier, la modification de la loi sur la famille devient quasiment inutile : les couples mariés peuvent déjà adopter et avoir recours à la PMA, il n’y a donc quasiment plus d’obstacles juridiques pour les couples homosexuels à adopter et à avoir recours à la PMA s’ils peuvent au préalable se marier). On parle beaucoup de principe de précaution dans les question sanitaires, environnementales… mais on s’en passe pour les enfants ? Je trouve cela très dérangeant pour ma part.

        Bien à vous,
        Amélie

  2. sujet qui bouscule…à voir en ce moment le debat sur le mariage pour tous….
    et surtout comme tu le dis il n auront pas d enfants …
    un homosexuel n est pas un pédophile ! il faut sortir des vilains tabous ….quand es ce que la société s inquiéte quand une femme ‘ ou un homme) éleve seul ses enfants ? quelle raisonance cela peut avoir plus tard sur ces meme enfants ? la paternité ou maternité est un sentiment filial !
    un homosexel est un homme qui aime !….
    et qui aime apres quelque fois beaucoup de tourment interrieurs :
    le regard de la société mais aussi son propre regard qui comme témoignent les personnes que je connais ont du mal à trouver leur place et aussi leur propre identité face aux images recues vehiculees …l Amour n a pas de sexe …soyez une société respectueuse des différences a tout a gagner ….

  3. Je suis tout à fait d accord avec ta réflexion…. Et j apprecie la manière dont tu présentes les choses.
    Une hétéro qui s assume et qui aimerai que chacun quelque soit ses préférences s accepte et surtout soit accepté et aimé par leur proche tel qui est…

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