Comment faire que l’autre soit prêt à être parent ?

Ce weekend, j’ai participé à l’anniversaire d’une amie.
J’ai recroisé, à cette occasion, un ancien collègue de travail que je n’avais pas vu depuis des années.
A l’époque, il avait choisi de quitter son emploi pour devenir entrepreneur et j’avais toujours admiré cet esprit de conquête qui le caractérise toujours…

Mais depuis, nous avons vieillis…
Il m’a déclaré être un de mes lecteurs. Pourtant sans enfant, il suit mes réflexions sur la parentalité.
Alors pourquoi ne pas avoir un enfant ? Parce que sa compagne, plus jeune que lui, n’est pas prête.

Et c’est là le souci. Enfin pas tant que ça parce qu’il a la sagesse de ne pas la presser.
J’ai souvent lu cette question sur les forums : Comment faire que mon conjoint soit prêt à être parent ?

Question

Mauvaise nouvelle… C’est IMPOSSIBLE

Comme je le dis souvent, le fait de vouloir être parent est d’abord un chemin intérieur.
On ne devient pas parent pour faire plaisir à l’autre.

On doit d’abord se sentir prêt soi-même, avoir surmonté ses propres peurs et accompagné l’autre dans ce même chemin.
On peut donc accompagner l’autre… Sans être pour autant relou, sans lui mettre la pression, et en lui laissant du temps…

Il faut donc procéder à un état des lieux du couple d’abord.

Où en êtes-vous dans la relation ? Depuis quand dure-t-elle ? Comment vous comprenez-vous ? Est-ce que chacun satisfait ses attentes ou pas ?
Et est-ce que vous vous projetez ensemble ? Faire des projets à long terme ensemble est un très bon indicateur de stabilité du couple…
Surtout, il te faut des certitudes dans tous ces domaines. Si des doutes subsistent, il faut les dissiper au plus vite.

Autre question importante : quelles sont vos priorités ? vie de couple, carrière professionnelle, stabilité financière, envie d’enfant ?

Si l’envie d’enfant passe en premier pour toi, cela n’est peut-être pas le cas en face…
Savoir quelle est la priorité principale de chacun aidera à s’harmoniser un minimum.

Il faut peut-être commencer par aborder le sujet, avec précaution toutefois pour éviter ce sentiment de lourdeur, de décalage, de pression qui pèse d’un coup sur le moral. (Et fait tout simplement flipper)

Mais quand est-ce qu’on en parle ?

A vrai dire, surtout, n’attends pas le « bon moment ».
Ce concept est une p***in d’excuse pour ne pas agir. Et plus on l’attend, plus la peur grandit…
La peur de faire peur ou d’être rejeter peut-être…
Je vais t’avouer un truc : L’Amour (avec un « A »), ça fait peur des fois… Mais c’est tellement de joie de la surmonter et on en sort toujours grandi.
Alors n’attends pas !

Par contre, réfléchit un minimum à « où tu en es » vraiment et comment tu peux le faire comprendre à l’autre.
L’écrire peut t’aider à prendre conscience de l’état des choses. Clairement, cet écrit n’est destiné qu’à toi…
Écris ton histoire avec les enfants en général. Comment tu les voyais avant ? Depuis quand en veux-tu vraiment et ce qui a pu déclencher cette envie (si tu le sais) ?

Pourquoi avec lui/elle ? (ça fait partie de l’état des lieux en fait)
L’enfant comme « preuve d’amour », ça s’offre volontairement mais ça ne se demande pas…
Je ne sais pas si c’est bien claire ça…

Tu peux avoir une envie débordante de t’engager dans cette voie avec ton/ta partenaire, mais c’est à lui/elle de déterminer si c’est son cas aussi.
Et j’ai bien dit s’engager parce qu’un enfant est aussi un engagement sur le très long terme…

Il faut aborder le sujet, en déclarant y penser sans pour autant qu’il y ait d’échéance. Et commencer le chemin de l’accompagnement.

MamanTrucs m’a très bien accompagné (Je trouve)

Donc oui ! On ne peut pas décider à la place de l’autre de « quand il sera prêt » mais on peut l’aider à surmonter ses blocages s’il y en a.

J’ai toujours eu un bon contact avec les enfant sans pour autant envisager dans avoir un à moi.
Un petit moi qui finalement deviendrait si vite une personne à part…
Comme je l’ai dit à demi-mot dans « une idée qui se construit », j’ai dû surmonter quelques blocages psychologiques puissants.
Mais je ne l’ai pas fait seul évidemment…

Les peurs typiques qu’on retrouve souvent :

  • ne pas être à la hauteur
  • péter des plombs
  • ne pas savoir quoi faire
  • peur de faire du mal
  • instabilité matériel
  • engagement…

Avec le recul, j’ai bien compris que tout ceci n’était pas insurmontable.
L’Homme est souvent (mais pas tout le temps) un peu en retard sur le désir d’enfant (comparé à Madame).
Peut-être une conséquence éducative, mais pour ma part, j’ai toujours été un grand enfant… et c’est toujours le cas d’ailleurs.

Et MamanTrucs a vraiment su m’accompagner avec bienveillance, douceur, écoute et sans pression sur ce chemin difficile à arpenter.

Ecoute et bienveillance…
Pour l’aider à surmonter ses blocages, il vous faut en parler ensemble.
Vous devez vous écouter pour comprendre l’autre (et non pour répondre à l’autre…)

Etre trop insistant, ne marchera pas.
Avancer des arguments rationnels face à des peurs irrationnels, ne marchera pas.
Ne rien dire du tout, ne marchera pas…

Tout ceci se débloquera petit à petit avec le temps, l’écoute et la réflexion…

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